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Ma forteresse aux courbures baroque
je viens t'assieger, m'est resisté point de roc
Mais avant que tu ne déposes l'ost à mes pieds
je veux que tes yeux admirent mon hardiesse démesurée
Du haut de tes enceintes, c'est merveilles, c'est l'émoi
tu m'assailles, tu m'oppresses tout à la fois.

Le guerrier bélliqueux que je suis à de grandes faims
mais sait attendre le moment opportun.
Revêtissant mes plus beaux effets je m'en vais batailler
par tous tes majestueux remparts,
je lève mes yeux comme pour te défier
mon coeur en rage mais je suis point couard.

Mon opiniatreté me donne force, mais rien n'y fit.
Alors je redouble d'effort, mon corps s'affaibli,
Mon armure perd de son éclat de ruades déviances
Ne pouvant accepter la défaite, devant tant d'indifférence.

Je n'admets un tel desohonneur je profère devant l'éternel.
Je réunis mes dernières forces et je jette tout mon fiel
sur ces falaises de pierres austères dans une folie effrénée,
la sueur, la poussieres et mes armes de guerre rouillées
font une ambiance de chaos, je suis aux portes de l'enfer...

O miracle! une brêche se dessine devant mes yeux si fier
enfin tu t'ouvres à moi, mes assauts n'auront pas été en vain.
Il me faut continuer, la folie m'enivre comme un bon vin
je saisi gaillairdement mon magistral bélier

et m'efforce d'assaillir cette muraille qui vibre
à chaque nouvelle poussée, le mur de pierre tarde à tomber
Une ultime attaque le fit écrouler comme ivre
de bonheur j'éructe de plaisir, de ta plus haute tour,
j'y arbore mon étendard cette citadelle est mienne pour toujours !