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Sous leur crânes en poussière
On dirai qu'ils sont fières de leurs idées...
Il faut les laisser faire
Ce ne sont que des mamifères
Ceux qui par leur mains
Carresse la tête de leur enfants
Détruisent l'amour et la sagesse
Au nom de pensées molles
Ou rien ne tient quand on les pose
Les voilà qui s'installent
A table, les mains sales
Le ventre plein de pourriture
Les pensées pleines de dogme
Ces hommes

Brandissant leur livre les armes à la main
Pour se pavaner aux yeux du monde
Se vanter qu'ils sont sans reproche
Auprès de leurs proches
Leur bétise emporte leur foi
Là, ou l'horizon prend fin
Au seuil enfin de l'univers
Ou l'oeil de l'homme n'apaisera jamais sa faim

Et ces vieux parés de leur plus beaux atours
sur le parvis de leurs grandes tours
Ou misereux demandent l'asile
Chassent ces pauvres pour prier leur misère
ces vieux séniles aux idées stériles
Dieu qu'ils sont petits
n'essayez de les mesurer
Ils ont le même aspect que nous
Quand nous sommes à genoux

Et chacun se retourne dans son sommeil
Vers le soleil
On ne nous aimera jamais
Et si la pluie coule désormais
De nos visages
Nos idées se libèrent

Nous
Par le droit que nous donne notre âge
Réduisont nos enfants à l'esclavage
Ensemble
Si demain chacun d'eux nous ressemble
Il faudra faire en sorte
Qu'aucun d'eux ne ressorte
Du monde dont nous fermons les portes

Juin 2004

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