Fermer la fenêtre

Je pense à toi ma petite chuppa...

Ces hommes venus d'un autre monde
Viennent ici dépourvus d'esprit
Je les méprise eux et leurs principes sectaires
Ils sont immondes
Sans aucune trace de vie
Maintes fois mise à terre à cause de leur morale guerrière
Je suis effaré qu'ils aient pu te frapper
Ma raison se brouille devant tant d'absurdité

Ces hommes de ton propre sang
Ont osé lever leur mains sales
Sur toi, une femme de leur propre rang
Pour avoir aimé un homme plus pâle
De culture différente
De religion inexistante
Pour avoir demandé la désunion
D'avec un mari sans passion

Qui un jour d'alcool imbibé
A tué
Ce second souffle qui vivait dans ton ventre
Cet individu dont l'argent achète ses bourreaux,
Le diable s' invité dans leur antre
Soudoyant de richesses et de magots
Ta propre famille, ces vendus qui t'ont humilié
Parce que chez ces gens là, une femme ne divorce pas
Une femme est doscile, elle n'existe pas
Que l'honneur de la famille étant baffoué
Avec le démon tu devais rester

Désormais ils sont heureux
A leurs yeux
Tu vis à nouveau avec "eux"
Avec ton cœur meurtri
Démoli
Tu vis avec moi.
Je suis dans un grand désarroi
Et me console, évitant la folie
Je pleure depuis des mois, des années je suis sans vie
Perdu, impuissant et ne sachant que faire
Car si je bouge elle mourra
Ils ont promis de la mettre six pieds sous terre
Si notre amour respire encore au grand air

Juin 2004

Fermer la fenêtre